L’iode est indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde.

Le besoin en iode est de 70µg à 150µg / 24H.

L’adulte en contient 30 à 50 mg dont 10 à 15 dans la thyroïde.

Le sel de cuisine est généralement iodé à 5 mg/kg.two-green-leaves-and-sea-salt-in-wooden-bowl_1252-798

L’iode est absorbée par l’intestin sous forme d’iodures. D’où l’intérêt encore une fois d’avoir un intestin en bon état !

Il est possible de trouver l’iode naturellement dans l’alimentation.

Voici quelques exemples en µg/100 gr

  • Algues 4500
  • Sel Iodé 1500
  • Morue fraîche 500
  • œuf 50
  • Crustacés 30
  • Haricots verts 30
  • Laitages 20
  • Viandes 5
  • le pain aux états-unis est généralement supplémenté en iode.

Les légumes

Là aussi la qualité des terrains dans lesquels les légumes contenant de l’iode auront poussé sera déterminante et certaines régions sont plus  pauvres en iode que d’autres.

De même pour les œufs

L’alimentation des poules, leur mode d’élevage…. Il vous faudra être vigilent sur la provenance des œufs.

Les produits de la mer :

La mer est également polluée et il vous faudra faire attention à la provenance des produits également, notamment sur la teneur en métaux lourds, en pesticides et le mode d’alimentation pour les poissons d’élevage.

Les algues ont des qualités différentes que j’évoquerai dans de futurs articles. Une algue d’eau plus douce, la Spiruline par exemple, est une algue moins riche en iode mais sera plus adaptée pour les personnes atteintes de dysfonctionnement auto-immuns de la thyroïde et nous verrons plus bas pourquoi.

Se promener en bord de mer, marcher au bord de l’eau, respirer l’air marin sont également des activités bénéfiques pour faire le plein d’iode.

L’eau de table source et robinet :

  • Eau (régions normales) 2-15
  • Eau (régions à goitres) 0.1
  • Eaux minérales (il faudra regarder les étiquettes)

Les laitages

Nombre de patients thyroïde voient leur état s’améliorer en diminuant, voire parfois, en supprimant les produits laitiers notamment de vache. Néanmoins, il conviendra d’individualiser cela en fonction de l’âge, profil, goûts et mode de vie de la personne.

L’alimentation et le mode d’élevage des vaches sera déterminant sur la qualité du lait. Le lait des vaches qui mangent de l’herbe de prairies naturelles, qui ont toujours leurs cornes et non bourrées d’antibiotiques, ne sera pas du tout de la même qualité que celui des vaches enfermées, et/ou mangeant de la choucroute ou des aliments à base de Soja et de crucifères (freinateurs thyroïdiens).

Les laits de brebis ou chèvre sont généralement mieux supportés mais là encore l’alimentation, le mode d’élevage sera déterminant.

En France, les apports constatés sont de 80-100µg/jour.

  • Pour les nouveaux nés les besoins sont de 35µg/J. Les mamans qui allaitent devront donc s’assurer d’avoir une alimentation favorisant cet apport. Je ne parlerai pas du lait en boite ici.
  • Entre 1 et 10 ans, le besoin passe de 60 à 100 µg/jour.
  • Les adultes : 100 – 150 µg / J
  • Grossesse et allaitement : 150 – 200 µg/j

De nombreuses régions françaises sont carencées en iode. Cette carence va favoriser l’apparition de goitres et peut à l’extrême aboutir à une hypothyroïdie. Les conséquences seront particulièrement marquées au cours de la grossesse et il faudra dans ce cas prévoir des apports iodés plus importants et la supplémentation iodée sera conseillée fortement chez les femmes enceintes vivant dans ces zones.

Attention néanmoins pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes de la thyroïde comme Hashimoto ou Basedow car dans ces cas précis, la supplémentation d’iode pourra s’apparenter au gaz versé sur le feu.

La supplémentation en iode et les aliments riches en iode, dans le cas d’hypothyroïdie non auto-immunes pourront réellement aider la fonction thyroïdienne.

 

 

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