Depuis quelques jours nous avons vu le soleil montrer de plus en plus souvent le bout de son nez ! Sans doute un peu tôt d’ailleurs. Au delà de notre réjouissance de pouvoir sortir bras et gambettes nus, et de nous booster le moral, le soleil est un excellent pourvoyeur de Vitamine D.  Et cela est une excellente nouvelle pour la thyroïde et pour les personnes souffrant de maladie thyroïdienne.

En effet, des statistiques montrent de plus en plus qu’une carence en vitamine D pourrait jouer un rôle dans les troubles de la thyroïde. Par exemple, des recherches ont révélé un lien possible entre une carence en vitamine D et des maladies auto-immunes de la thyroïde, à savoir la thyroïdite de Hashimoto et la maladie de Basedow (ou grave).

Une étude* de 2011 a montré que 72% des sujets atteints d’une maladie thyroïdienne auto-immune avaient une carence en vitamine D, tandis qu’un peu moins de 31% des sujets en bonne santé présentaient de faibles taux de D.

Une étude menée en Grèce sur des thyroïdites de Hashimoto a révélé que les malades avaient de faibles niveaux de vitamine D, ainsi que des taux élevés d’anticorps antithyroïdiens.

La supplémentation en vitamine D a également montré des résultats prometteurs comme moyen de traiter les maladies de la thyroïde.

Dans l’étude grecque, par exemple, les patients atteints de thyroïdite de Hashimoto qui présentaient une carence en vitamine D et qui prenaient 1 200 à 4 000 unités internationales (UI) de vitamine D par jour pendant quatre mois, présentaient des taux d’anticorps antithyroïdiens considérablement plus faibles.

En France, les ANC (apports nutritionnels conseillés) quotidiens en vitamine D sont de 200 UI (5µg/j) pour les adultes. Toutefois, les récentes études sur la vitamine D suggèrent que des apports de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour seraient utiles, particulièrement pendant les mois d’automne et d’hiver.

Une autre étude* montre que les personnes atteintes d’hypothyroïdie qui prenaient des suppléments de vitamine D pendant 12 semaines présentaient des améliorations des taux sanguins d’hormone TSH sans que cet apport supplémentaire de Vit D n’ait d’effet en revanche sur le taux de T4 et T3.

Sachant cela il pourrait être opportun de discuter de cela avec votre médecin et de vérifier que vous n’êtes pas en carence de vitamine D, surtout si vous souffrez d’un problème de thyroïde ou si vous êtes à risque de le devenir.

L’exposition au soleil est la principale source de vitamine D: lorsque la peau absorbe les rayons ultraviolets, elle déclenche la production de vitamine D. Les préoccupations concernant le cancer de la peau et l’utilisation croissante de crème solaire peuvent être l’une des raisons de la hausse des taux bas de vitamine D.

L’alimentation est un problème aussi. Très peu d’aliments sont des sources naturelles de vitamine D et, bien que divers aliments courants soient enrichis en D (les céréales par exemple), ils en fournissent des quantités relativement faibles.

La consommation d’aliments contenant de la vitamine D permet de couvrir plus ou moins 20 % des besoins.

La vitamine D existe sous deux formes chimiques différentes, selon les aliments :

  • Les aliments d’origine animale contiennent de la vitamine D3
  • Les aliments d’origine végétale contiennent de la vitamine D2

La forme physiologique la plus importante est la vitamine D3. Une majorité de scientifiques pensent également que la vitamine D3 serait plus efficace que la vitamine D2.

A part le poisson (et la fameuse huile de foie de morue !!), la plupart des aliments ne contiennent qu’une très faible quantité de vitamine D. Ils peuvent cependant se révéler très utiles, notamment pour les personnes ne s’exposant que très peu au soleil, en compensant ce maigre apport de vitamine D, et ainsi aider à prévenir une carence en vitamine D, surtout en hiver.

Le top 10 des aliments les plus riches en vitamine D :

Aliments (100 g) Type de vitamine D  Vitamine D (µg)
Anguille, fumée D3 22
Rollmops D3 12
Sardines D3 11
Saumon, sauvage D3 8,4
Viande hâchée, Agneau D3 5
Margarine D3 5
Thon D3 4,2
Avocat D2 3,4
Cèpe D2 3,1
Oeuf entier D3 2,9

La vitamine D résiste plutôt bien à la chaleur (jusqu’à 180°C si la cuisson est courte). Vous pourrez donc faire cuire les champignons, cuisiner à la vapeur et vous régaler d’un bon oeuf coq au petit déjeuner. Slurp !

Bref vous l’aurez compris, mangez varié notamment l’hiver pour compenser la baisse du soleil, mais surtout exposez-vous intelligemment (pas aux heures les plus dangereuses) un peu tous les jours.

Mais, quand cela n’est pas possible ou déconseillé d’exposer la peau à des rayons UV excessifs et qu’il peut être difficile d’obtenir suffisamment de vitamine D dans les aliments, un des moyens consiste à prendre des suppléments surtout l’hiver.

Les suppléments de vitamine D se présentent sous forme de comprimés, de capsules gommeuses, liquides ou à mâcher. La vitamine D est également souvent présente dans les multivitamines et les suppléments de calcium. Quel que soit votre choix, il est important de lire les étiquettes pour savoir combien vous en recevez et l’idéal est de contrôler avec votre médecin et de vous fournir auprès d’un thérapeute qui saura vous conseiller ou travaillant avec des laboratoires sérieux  pouvant proposer de la vitamine D de grande qualité, éthique et non synthétique.

En même temps, il est essentiel de vous assurer de ne pas en prendre trop. La limite supérieure pour les enfants de plus de 9 ans et les adultes est de 4 000 UI par jour. Trop de vitamine D peut être nocif.

Les signes de toxicité comprennent les nausées, les vomissements, le manque d’appétit, la constipation, la faiblesse et la perte de poids.

Un excès de vitamine D peut également endommager les reins et augmenter les niveaux de calcium dans le sang – une condition appelée hypercalcémie pouvant provoquer confusion, désorientation et troubles du rythme cardiaque.

Notez également que les suppléments de vitamine D peuvent interagir avec un certain nombre de médicaments, notamment les stéroïdes, certains médicaments hypo-cholestérolémiants et les médicaments destinés à prévenir les crises d’épilepsie.

Il est donc primordial de toujours vérifier auprès de votre médecin traitant si vous pouvez prendre ou non une supplémentation en vérifiant les composants si vous prenez des médicaments.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter.

 

*sources